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Détroit d’Ormuz: Une rencontre stratégique entre l’Iran et les pays du Golfe reportée

 Détroit d’Ormuz: Une rencontre stratégique entre l’Iran et les pays du Golfe reportée
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Par AlAhed avec agences

Annoncée vendredi par Bagdad, la rencontre prévue ce lundi à Oman avec des représentants de «l'Irak et d'autres pays du Golfe» visant à «favoriser une meilleure compréhension entre les pays de la région et contribuer à renforcer la sécurité régionale», a finalement été annulée.

Un sommet majeur sur le plan géostratégique en suspens. La rencontre à Oman entre l'Iran et des représentants de l’Irak et d’autres pays du Golfe afin de «favoriser une meilleure compréhension entre les pays de la région et contribuer à renforcer la sécurité régionale commune», a été reportée.

«Il a été décidé de reporter à une date ultérieure la réunion régionale qui devait se tenir lundi à Salalah, afin de créer les conditions propices à un dialogue constructif», a annoncé l'agence de presse officielle omanaise ONA. «Nous restons déterminer à promouvoir un dialogue contribuant à la stabilité et à une coopération durable dans notre région», a affirmé le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, sur X, affirmant que la réunion avait été annulée «afin de favoriser le consensus».

Confirmant le report de la réunion lors d'un entretien avec l'agence de presse officielle iranienne IRNA, Mohammad Ali Bak, directeur général du Département du golfe Persique au ministère iranien des Affaires étrangères, a indiqué que l'événement avait été décalé à une date ultérieure à la demande de certains pays de la région et en vertu d'une décision conjointe de l'Iran et d'Oman.

Le responsable a souligné que l'Iran menait des consultations étroites avec Oman afin de se coordonner et de prendre les dispositions nécessaires pour organiser cette réunion au moment le plus approprié.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, avait annoncé vendredi que les ministres des Affaires étrangères des Etats riverains du Golfe devaient se réunir lundi à Oman pour échanger des vues sur diverses questions régionales, et notamment sur les pourparlers entre l'Iran et Oman concernant la définition de voies de navigation sûres dans le détroit d'Ormuz.

L'Iran a été attaqué le 28 février par les Etats-Unis et «Israël». Le pays a pris le contrôle dans la foulée du détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre environ 20% du pétrole mondial et de gaz naturel liquéfié. Cette situation, qui perdure six mois après le début des hostilités, continue de faire flamber les cours du pétrole, repassés cette semaine au-dessus du seuil symbolique de 100 dollars le baril.

Le détroit d'Ormuz est bordé au nord par les côtes iraniennes et au sud par le sultanat d'Oman. Les deux pays discutent depuis plusieurs semaines de la gestion future du détroit, dont la traversée était libre et se faisait sans encombre avant le début du conflit.

L'Iran exige désormais des navires qu'ils obtiennent de sa part une autorisation et réfléchit à un mécanisme pour imposer des frais de service. Les navires qui ne s'y plient pas sont régulièrement visés par des frappes iraniennes, tandis que les Etats-Unis bombardent sporadiquement les côtes iraniennes pour disputer à l'Iran le contrôle du détroit.

Bahrein ne participera pas aux discussions

Bahreïn a affirmé samedi qu'il ne participerait pas aux discussions prévues lundi à Oman entre l'Iran et des pays du Golfe sur le stratégique détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Après l'attaque fin février des Etats-Unis et d'«Israël» contre l'Iran, Téhéran a riposté en lançant des frappes contre les pays du Golfe alliés de Washington.

Bahreïn, qui abrite la Cinquième flotte américaine, a estimé que le rétablissement des rapports de bon voisinage devait passer notamment par «l'arrêt des agressions» et le respect de la souveraineté des États. 

Le royaume «ne prendra part à aucune réunion collective à laquelle participerait l'Iran avant le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays», a dit le ministère bahreïni des Affaires étrangères dans un communiqué, en rappelant que Téhéran avait mené des attaques contre «ses infrastructures et ses installations civiles».

Tout accord sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre environ 20% du pétrole mondial et de gaz naturel liquéfié, devrait se baser sur le droit international et garantir le passage des navires «sans discriminations, ni redevances ni autorisations», a-t-il estimé.   

Un mort et 3 blessés dans le détroit d'ormuz dimanche

Un navire a été ciblé dimanche dans le détroit d'Ormuz par une frappe qui a fait un mort, ont rapporté les autorités sur fond d'affrontements entre l'Iran et les Etats-Unis autour de cette voie stratégique.

«Un navire marchand a été touché vers 5h (3h30 heure française) ce matin au large de l'île de Hengam et de l'île de Qeshm. Une personne a été tuée et trois autres blessées», a déclaré le gouverneur de la ville de Qeshm, Amir Teymouri, cité par la télévision d'Etat et l'agence Tasnim.

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