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Imam des opprimés

«Violation grave»: Le chef du nucléaire iranien empêché d’assister à une réunion de l’AIEA à Vienne sous pression US

«Violation grave»: Le chef du nucléaire iranien empêché d’assister à une réunion de l’AIEA à Vienne sous pression US
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Par AlAhed avec agences

Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) Mohammad Eslami qui devait assister à une réunion internationale à Vienne en a été empêché sous la pression des Etats-Unis, a affirmé lundi la télévision d'Etat iranienne.

«Mohammad Eslami et sa délégation ont pris un vol régulier pour Vienne samedi, mais ont été bloqués en route en raison d'obstructions des Etats-Unis», a indiqué la télévision, précisant que le responsable iranien était rentré à Téhéran le jour-même.

Il était attendu en Autriche au siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), gendarme onusien du nucléaire, pour la Conférence générale annuelle qui se tient jusqu'à vendredi.

Il avait participé à celle de l'an dernier en septembre 2025 et y avait prononcé un discours pour l'Iran, Etat membre de l'AIEA.

Une source diplomatique à Vienne a confirmé sous couvert d'anonymat que M. Eslami s'était vu refuser l'entrée en Autriche en raison de pressions américaines.

«Grave violation»

Reza Najafi, ambassadeur de l’Iran et représentant permanent du pays auprès des organisations internationales à Vienne, a exprimé sa vive protestation à ce sujet, lors de son intervention à la Conférence lundi.

Le diplomate a rejeté l’idée qu’il s’agirait d’un simple incident administratif ou d’une erreur humaine, affirmant: «Il s’agit plutôt d’une violation grave des droits de notre pays en tant que membre de cette organisation».

M. Najafi a soutenu que l’exclusion du chef de la délégation iranienne de ladite conférence constitue une violation du principe d’égalité souveraine, tel que stipulé par l’article IV, paragraphe C, du statut de l’AIEA.

Il a ajouté que ce principe garantit l’égalité des droits pour tous les membres et leur pleine jouissance des avantages liés à l’adhésion.

L’envoyé a déclaré que cette mesure portait également atteinte au droit de l’Iran de participer à la Conférence générale par l’intermédiaire d’un représentant de son choix et affaiblissait les privilèges nécessaires aux représentants pour exercer leurs fonctions en vertu du Statut de l’AIEA et de l’Accord sur les privilèges et immunités de l’AIEA.

«L’égalité de représentation et de participation est un droit d’adhésion fondé sur un traité qui ne peut et ne doit pas être remis en cause», a-t-il souligné.

M. Najafi a par ailleurs qualifié cette action de violation des obligations de l’Autriche en sa qualité de pays hôte, au titre de l’Accord de siège conclu entre Vienne et l’Agence.

Il a déclaré que cet accord impose à l’Autriche de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faciliter l’entrée des représentants des États membres et de délivrer leurs visas dans les plus brefs délais.

Il a également insisté sur le caractère contraignant et inconditionnel de cette obligation pour tout représentant muni d’accréditations en règle.

M. Najafi a averti qu’empêcher le chef d’une délégation d’assister à la plus haute instance décisionnelle de l’agence compromettait la conférence elle-même, soulignant que toute mesure autre qu’une action corrective créerait un dangereux précédent pour tous les membres de l’AIEA.

Cette violation intervient après l’adoption par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA d’une résolution à l’encontre de l’Iran, critiquant «le refus de Téhéran de donner accès aux sites nucléaires ayant subi des attaques lors d’agressions américano-israéliennes».

Téhéran a affirmé que la poursuite de l’agression américaine contre le pays rend impossible toute inspection efficace des sites nucléaires par l’AIEA, tout en réitérant son engagement constant en faveur d’une collaboration constructive et de bonne foi avec l’agence.

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