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Parcours du commandant Mohammad Jaafar Qassir, le «poumon du Hezbollah»

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Par AlAhed

Il fut l’un des pionniers de la génération fondatrice de la résistance islamique au Liban. Hajj Mohammad Jaafar Qassir, connu sous le nom de hajj Majed, s’est engagé très tôt sur la voie des combattants et dans la confrontation avec les occupants de sa terre.

Originaire de Deir Qanoun al-Nahr, il a commencé à forger les traits de sa personnalité de résistant aux côtés de son frère aîné Ahmad, le pionnier des opérations martyres. En 1982, les deux frères transportèrent ensemble des armes vers le Sud. Alors qu’il n’était encore qu’un adolescent de 15 ans, hajj Majed refusa également tout contact avec les soldats «israéliens» lorsqu’il fut arrêté, allant jusqu’à refuser une gorgée de jus frais que ceux-ci lui proposaient pour étancher sa soif.

Plonger dans le parcours du commandant jihadiste hajj Majed fait surgir de nombreuses images et souvenirs forgés au fil de décennies de lutte et de combat. À ses côtés, plusieurs de ses compagnons de route, devenus avec lui des figures marquantes d’un long parcours consacré au sacrifice, à la défense et à la confrontation avec l’occupant pendant plus de quarante ans.

Aux côtés du commandant martyr Reda Hariri, originaire de son village et compagnon de lutte, hajj Majed a vécu les premières étapes de la formation des cellules de résistance dans les villages de la région de Tyr et autour de Deir Qanoun al-Nahr. Reda Hariri comptait parmi les anciens cadres de la résistance qui avaient préparé et coordonné, avec le commandant jihadiste hajj Ali Karki (Abou al-Fadl), la première opération martyre menée par Ahmad Qassir.

Au cours des années 1980, hajj Mohammad Jaafar Qsasir accumula une solide expérience militaire, le préparant à assumer des responsabilités toujours plus importantes. Dans les années 1990, après son retour d’une formation destinée à développer ses connaissances et ses capacités en République islamique d’Iran, il rejoignit de nouveau le front sud.

Les développements de cette période avaient imposé aux différentes composantes de la résistance naissante de conjuguer leurs efforts autour d’un objectif commun: faire face à l’ennemi avec tous les moyens disponibles. Hajj Majed travailla alors, aux côtés du commandant jihadiste sayyed Mohsen Chokr, sur les questions de sécurité. Ses responsabilités dans le Sud se succédèrent ensuite jusqu’au-delà des années 1990 et jusqu’en 2005, dans les domaines du soutien, du développement et de la planification, notamment au niveau de l’état-major central et de la force de missiles, dont les capacités de la résistance étaient alors en plein développement.

À partir de 2005 et jusqu’à son martyre, hajj Majed prit en charge de nombreux dossiers au sein de l’Axe de la résistance, sur les plans militaire, logistique, économique et diplomatique. Les médias américains le décrivirent ainsi comme le «fondateur de la résistance économique de l’Axe». C’est dans ce contexte que le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah (que Dieu lui fasse miséricorde), le désignait comme le «poumon du Hezbollah».

Hajj Majed a ainsi laissé derrière lui un parcours jihadiste entièrement consacré à Dieu. De son vivant, il répétait que «notre objectif suprême est d’obtenir la satisfaction de Dieu, chose qui n’est pas facile à atteindre. L’obtenir exige d’emprunter les chemins les plus difficiles pour parvenir au but».

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