Le détroit d’Ormuz restera fermé tant que les conditions de l’Iran ne seront pas remplies
Par AlAhed avec sites web
Le détroit d'Ormuz ne sera pas rouvert tant que les sept conditions iraniennes prévues dans l'accord provisoire conclu en juin avec les États-Unis n'auront pas été remplies, a déclaré dimanche 4 octobre le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf.
Cette déclaration intervient quelques jours après que Téhéran a reçu la réponse de Washington à sa proposition diplomatique.
«Les Américains, qui tiennent un discours différent dans les médias, ont récemment présenté des propositions par l'intermédiaire d'un médiateur. Mais ils doivent comprendre que le temps où l'on pouvait faire traîner les choses et imposer des exigences unilatérales est révolu», a déclaré Mohammad Baqer Qalibaf.
«La position de la République islamique d'Iran est tout à fait claire et ferme, et le détroit d'Ormuz ne sera pas rouvert tant que nos sept conditions, fondées sur le protocole d'accord d'Islamabad, n'auront pas été remplies», a-t-il ajouté.
Face aux signaux contradictoires de Washington, M. Qalibaf a fait remarquer que les responsables américains étaient déconcertés par la résistance inébranlable de la nation iranienne.
Il a expliqué que Washington recourait à des tactiques classiques de guerre cognitive pour semer la confusion.
«Afin de tromper l’opinion publique nationale et les peuples du monde, ils ont intensifié leur rhétorique et leurs menaces militaires dans un contexte de pressions économiques et d’actions militaro-sécuritaires», a-t-il souligné.
«Il arrive qu’ils tiennent, dans la même journée, plusieurs propos contradictoires. Un jour, ils disent qu’ils veulent négocier pour parvenir à un accord, le lendemain, ils profèrent des menaces de guerre et de destruction, et le surlendemain, ils prétendent jouer un rôle de médiateur et de réconciliation.»
Selon Qalibaf, le but ultime de ces contradictions délibérées est de semer la confusion au sein de la société iranienne, de perturber la stabilité décisionnelle des responsables et de manipuler les calculs stratégiques de l'Iran. «Mais quelle vaine illusion !», a-t-il martelé.
«La République islamique d’Iran n’est pas un pays qui ajuste sa politique macroéconomique ou sa sécurité nationale en fonction des tweets ou des déclarations quotidiennes de responsables américains. Nous fondons nos actions sur le comportement et les actes réels de l’ennemi, et non sur sa rhétorique ou les fausses dichotomies véhiculées par les médias», a-t-il renchéri.
«Ni excité ni intimidé»
Décrivant la double approche de l'Iran face à la guerre d'agression «israélo»-américaine en cours, M. Qalibaf a affirmé que le pays fonctionne selon une stratégie d'«autorité et de rationalité», veillant à ne se laisser ni trop exciter par les manœuvres diplomatiques ni intimider par les menaces militaires.
«Nous combattons et nous négocions», a-t-il déclaré. «Nous sommes présents avec toute notre puissance sur le champ de bataille et nous surprendrons l'ennemi. Parallèlement, nous utilisons la voie diplomatique pour consolider notre supériorité militaire et faire respecter les droits de la nation iranienne.»
Réaffirmant un principe stratégique fondamental de la Résistance, il a ajouté : «Je l'ai dit à maintes reprises : celui qui l'emporte à la table des négociations est celui qui s'est préparé à la guerre.»
Le président du Parlement a réitéré que l'Iran et le Front de la Résistance sont actuellement au sommet de leur force, de leur cohésion nationale et de leur autorité sur le terrain sous la direction du Leader de la Révolution islamique, l'ayatollah Sayyed Mojtaba Khamenei.
«Nous ne permettrons jamais que les illusions de l’ennemi concernant notre cher Iran se concrétisent», a-t-il conclu.
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