92 Palestiniens ont péri dans les prisons «israéliennes» en 3 ans
Par AlAhed avec sites web
92 prisonniers dont les identités ont été dévoilées sont décédés dans les prisons et camps de détention de l’occupation «israélienne» au cours des trois dernières années, ont affirmé les institutions de détenus palestiniens.
Le nombre de martyrs prisonniers qui ont succombé pendant cette période représente environ 28 % du total des martyrs du mouvement des prisonniers enregistrés depuis 1967, qui s’élève à 329 martyrs.
Dans un rapport documentaire publié à l’occasion du troisième anniversaire du début de la guerre d’extermination «israélienne» contre la bande de Gaza, les organisations de soutien aux prisonniers ont indiqué qu'environ 9 300 détenus étaient incarcérés dans les prisons «israéliennes» au début du mois d'octobre, dont 118 détenus condamnés à la prison à vie, 91 femmes, 350 enfants, 3 101 détenus administratifs et 1 419 détenus classés par l'occupation comme «combattants illégaux», y compris des détenus originaires de Syrie et du Liban.
Selon les ONG, 49 % des prisonniers dans les prisons de l’occupation sont sans «inculpation» ni «procès».
Depuis le début de l’agression «israélienne» contre Gaza, l’occupation «israélienne» a intensifié sa politique d’arrestations et de persécutions, la transformant en un outil de vengeance collective, d’assujettissement et de ciblage de divers segments de la société palestinienne.
D'après les données disponibles, plus de 26 000 arrestations ont été enregistrées en Cisjordanie, y compris à al-Qods occupée (Jérusalem), tandis que le nombre d'arrestations dans la bande de Gaza se chiffre en milliers, dans un contexte de grandes difficultés de documentation dues à la poursuite des opérations militaires, aux coupures d'information et aux disparitions forcées.
Les arrestations visaient des femmes, des enfants, des personnes âgées, des malades, des journalistes et des défenseurs des droits humains. Depuis le début du génocide, plus de 800 femmes ont été arrêtées et plus de 2 000 enfants, tandis que le nombre d’arrestations en Cisjordanie a dépassé les 2 000.
Les ONG ont averti que les chiffres annoncés ne représentent que le minimum des violations, alors que l’occupation continue d’imposer la disparition forcée à des centaines de détenus de la bande de Gaza.
Les organisations de défense des droits de l’homme et le Comité international de la Croix-Rouge étaient empêchés d’accéder à un grand nombre de détenus, et les informations concernant leurs lieux de détention, les conditions de leur incarcération et leur sort étaient cachées, ce qui rend l’ampleur des crimes commis contre les prisonniers beaucoup plus grande que ce que reflètent les statistiques disponibles.
Les effets de l'arrestation vont bien au-delà de la détention elle-même et comprennent les descentes de police, les perquisitions, le vandalisme, les menaces et les mauvais traitements, ainsi que les répercussions psychologiques, sociales et économiques pour les détenus et leurs familles, ce qui, selon les organisations de défense des droits humains, fait de l'arrestation un outil continu de pression et d'assujettissement collectif.
Les intervenants ont appelé à intensifier la pression internationale sur l'occupant pour mettre fin à la peine de mort et l'abolir, et pour veiller à ce que le pouvoir judiciaire, militaire ou civil, ne soit pas utilisé comme un outil pour imposer cette peine de manière discriminatoire.
Ils ont également souligné que la protection de la vie des prisonniers et détenus palestiniens est une responsabilité internationale qui ne devrait pas être traitée comme une affaire intérieure ni prise en otage par des politiques de représailles.
