noscript

Please Wait...

sayyed-martyre2026

Les forces armées yéménites ciblent les installations d’Aramco et l’aéroport de Riyad

Les forces armées yéménites ciblent les installations d’Aramco et l’aéroport de Riyad
folder_openMoyen Orient access_timedepuis 5 heures
starAJOUTER AUX FAVORIS

Par AlAhed avec sites web

Les forces armées yéménites ont annoncé avoir mené, mercredi 14 octobre, une opération militaire de grande envergure en Arabie saoudite. L’attaque a visé des installations de la compagnie pétrolière Aramco à Dhahran, dans l’est du royaume, ainsi que l’aéroport international du roi Khaled et une raffinerie d’Aramco à Riyad, au moyen de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones.

Dans une déclaration, le porte-parole des forces armées yéménites, le général de brigade Yahya Saree, a affirmé que cette opération répondait aux frappes saoudiennes menées la veille contre Sanaa et plusieurs gouvernorats du Yémen, notamment Dhamar, Taëz, Amran, Lahj, Al-Jawf, Maarib, Saada et Hudaydah. Il l’a présentée comme une mesure de dissuasion, faisant suite à de précédents avertissements adressés à Riyad.

«Les forces armées yéménites ont mené une opération militaire d’envergure contre Aramco à Dhahran, l’aéroport international du roi Khaled et la raffinerie Aramco de Riyad», indique le communiqué. Celui-ci fait état de l’utilisation d’un grand nombre de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones, affirmant que les frappes ont atteint leurs cibles et provoqué des destructions ainsi que des incendies sur les sites visés.

Le communiqué précise que ces opérations pourraient se poursuivre tant que les attaques saoudiennes contre le Yémen se poursuivront. Les forces armées yéménites affirment que les aéroports et les installations pétrolières d’Aramco figurent parmi les principales cibles de leur riposte. Elles évoquent au moins 2 281 raids aériens et attaques de missiles attribués à l’Arabie saoudite au cours des dernières semaines.

«Nous continuerons à appliquer la règle du “siège pour siège” et de “l’escalade pour escalade”, et à cibler les renforts militaires de l’ennemi saoudien jusqu’à ce que l’agression cesse et que le siège de notre cher pays soit levé», poursuit le communiqué. Le porte-parole a également appelé les compagnies aériennes internationales, les civils et le personnel aéroportuaire à évacuer les sites désignés comme cibles par les forces yéménites.

Parallèlement, plusieurs médias arabes ont fait état d’explosions à Riyad. Selon les informations rapportées, la Protection civile saoudienne a annoncé le déclenchement des sirènes d’alerte précoce dans la capitale et à Al-Kharj. Un porte-parole de la coalition dirigée par Riyad aurait également confirmé une frappe de missile yéménite sur la capitale. De son côté, le ministère saoudien de l’Énergie a déclaré qu’un bâtiment administratif d’Aramco, dans l’est du royaume, avait été visé, provoquant un incendie.

Une escalade sur fond de blocus réciproque

La nouvelle phase d’escalade s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre Riyad et Sanaa. Elle fait suite au bombardement de l’aéroport international de Sanaa par l’Arabie saoudite en juillet. Les forces yéménites ont alors annoncé une riposte fondée sur le principe du blocus réciproque, assortie de restrictions visant la navigation saoudienne en mer Rouge.

Elles ont également renforcé leur présence le long de la côte ouest du Yémen et aux abords du détroit stratégique de Bab el-Mandeb, en reprenant des zones auparavant contrôlées par des forces soutenues par Riyad.

Cette confrontation s’inscrit dans le prolongement de la guerre déclenchée en mars 2015, lorsque l’Arabie saoudite et ses alliés ont lancé une offensive militaire contre le Yémen et imposé un blocus au pays, avec le soutien militaire, politique et logistique des États-Unis et de plusieurs pays occidentaux.

Le conflit a provoqué la mort de centaines de milliers de Yéménites, sans permettre à Riyad d’atteindre son objectif politique initial : rétablir au pouvoir au Yémen les responsables qu’elle soutenait et qui avaient quitté le pays dans un contexte d’instabilité politique.

Comments

//