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Ormuz: Les États-Unis suspendent des frappes avant les élections de mi-mandat, selon Anxios

Ormuz: Les États-Unis suspendent des frappes avant les élections de mi-mandat, selon Anxios
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Par AlAhed avec sites web

À l’approche des élections de mi-mandat américaines du 3 novembre, Washington a quasiment suspendu ses frappes contre certains dispositifs iraniens autour du détroit d’Ormuz, tout en maintenant son blocus naval.

Donald Trump a parallèlement écarté l’application de plusieurs nouvelles sanctions prévues par une loi visant la Russie et l’Iran. Dans le Golfe, les incidents se multiplient et les risques pour le transport de pétrole restent élevés.

Washington réduit certaines frappes, mais ne renonce pas au blocus

Selon une enquête publiée vendredi 16 octobre par Axios, le commandement militaire américain au Moyen-Orient a presque entièrement interrompu, ces dernières semaines, les frappes contre les lanceurs de missiles antinavires et de drones iraniens aux abords d’Ormuz. Un responsable américain attribue cette décision à la volonté de la Maison-Blanche d’éviter une nouvelle escalade avant les élections législatives du 3 novembre.

Cette pause reste limitée à certaines opérations offensives. Washington poursuit son blocus naval visant les expéditions iraniennes.

Trump suspend plusieurs nouvelles sanctions prévues contre la Russie et l’Iran

La Maison-Blanche a publié le 16 octobre un décret mettant en œuvre des dérogations à la Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act of 2026, texte signé le 18 septembre. La loi prévoit différentes sanctions financières et commerciales, ainsi que des surtaxes pouvant atteindre 500 % sur certains produits russes et 100 % sur les produits des cinq plus grands importateurs de pétrole et de gaz russes, selon les conditions prévues par le texte.

Trump a décidé de suspendre l’application de plusieurs de ces dispositions, invoquant l’intérêt national américain. La distinction est essentielle : le décret ne lève pas toutes les sanctions déjà appliquées à la Russie ou à l’Iran. Il écarte, pour le moment, certaines nouvelles obligations de sanction et surtaxes qui devaient entrer en vigueur, tout en laissant à l’administration la possibilité de réexaminer ces dérogations.

La décision intervient alors que Washington cherche à contenir les prix de l’énergie. Elle a suscité des critiques au Congrès américain, plusieurs élus jugeant que l’assouplissement compromet la pression économique sur Moscou en pleine guerre en Ukraine. Le texte officiel précise expressément que certaines sanctions américaines antérieures contre la Russie demeurent applicables.

Un répit militaire fragile, dans l’attente d’une réponse iranienne

Selon Axios, la Maison-Blanche et les médiateurs qataris attendent toujours la réponse de Téhéran à une contre-proposition américaine destinée à relancer les discussions sur une sortie de crise. Le dossier nucléaire, la levée des sanctions et les conditions de navigation dans le détroit restent au centre des désaccords.

 

 

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