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Elections «israéliennes»: Sous pression, Trump apporte son soutien à Netanyahu

Elections «israéliennes»: Sous pression, Trump apporte son soutien à Netanyahu
folder_openŒIL SUR L'ENNEMI access_timedepuis 13 heures
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Par AlAhed avec sites web

Le site «israélien» Walla, citant un haut responsable américain, révèle que Donald Trump a subi d’intenses pressions ces dernières semaines pour afficher publiquement son soutien au «Premier ministre israélien» Benjamin Netanyahou, à l’approche des élections législatives «israéliennes» prévues le 27 octobre.

Selon cette source, ces pressions provenaient de l’entourage proche du président américain, notamment de ses conseillers et assistants, ainsi que de discussions privées. La décision aurait été prise après que Trump eut pris connaissance de messages émanant de différentes composantes de la classe politique «israélienne».

Plusieurs conseillers se seraient fermement opposés à cette initiative, mettant en garde contre ses conséquences politiques. Au sein de l’entourage présidentiel, nombreux sont ceux qui considèrent ce soutien comme une erreur, alors que l’hostilité envers Netanyahu gagne du terrain dans les rangs de la droite américaine. Cette défiance s’explique notamment par les résultats jugés insuffisants de la guerre contre l’Iran, qui n’a pas atteint les objectifs annoncés par le «Premier ministre israélien», ainsi que par les pertes subies par les forces américaines.

Certains responsables américains reprochent également à Netanyahu d’exercer des pressions constantes sur Washington et de chercher à intervenir dans presque tous les dossiers. Ils lui attribuent une influence excessive sur Trump et l’associent à la hausse des prix du carburant et des produits alimentaires aux États-Unis.

Un soutien tardif à l’approche des élections «israéliennes»

Dimanche, Donald Trump a finalement affiché son soutien à Netanyahu, alors que la campagne électorale «israélienne» entrait dans sa dernière ligne droite. Ce soutien, particulièrement convoité en raison de la popularité du président américain en «Israël», avait été retenu pendant plusieurs mois, sur fond de divergences entre les deux dirigeants concernant la stratégie à adopter au Moyen-Orient.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Trump a qualifié Netanyahu de «premier ministre guerrier exceptionnel» et de «partenaire encore plus remarquable pour la paix dans la lutte contre la République islamique d’Iran».

Le président américain a par ailleurs renouvelé ses menaces contre l’Iran, affirmant vouloir en finir prochainement avec le pays si ses dirigeants ne changeaient pas rapidement de comportement. Il a toutefois laissé entendre que la défaite électorale de Netanyahu pourrait modifier sa disposition à poursuivre cette politique.

«Si Israël a le mauvais dirigeant, c’est-à-dire n’importe qui d’autre que Bibi, les États-Unis devront s’en charger eux-mêmes, et je ne suis pas enclin à le faire», a déclaré Trump.

Une guerre aux résultats contestés et des divergences persistantes

Ce revirement intervient dans un contexte de mécontentement croissant face aux résultats de la guerre contre l’Iran, déclenchée conjointement par Washington et «Israël» en février. Malgré la popularité persistante de Trump auprès d’une partie de l’opinion «israélienne», de nombreux «Israéliens», y compris des commentateurs de premier plan, ont exprimé leur déception devant l’issue incertaine du conflit et la proposition de cessez-le-feu américaine, qui n’aurait pas répondu à plusieurs objectifs majeurs fixés au début de la guerre.

Les divergences entre les deux dirigeants se sont accentuées au fil des mois. Trump avait notamment critiqué les frappes «israéliennes» contre un important gisement gazier iranien au cours des premières semaines du conflit, allant jusqu’à qualifier Netanyahu de «fou» en juin. Il s’était également dit préoccupé par les combats entre «Israël» et le Hezbollah au Liban, estimant qu’ils entravaient les négociations de paix avec l’Iran.

Les désaccords ont également porté sur Gaza. En août, Netanyahu avait rejeté la dernière proposition de Trump visant à relancer les efforts en faveur d’un cessez-le-feu, s’opposant à l’appel américain en faveur d’un retrait «israélien» des territoires contrôlés dans la bande de Gaza, dans l’attente du désarmement du Hamas.

Des contacts avec l’opposition à Netanyahou

Sur le plan diplomatique, le haut responsable américain cité par Walla affirme que des contacts ont été établis avec des personnalités proches de l’ancien «Premier ministre» Naftali Bennett et de l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot, parallèlement au maintien de relations directes avec Netanyahu et son entourage.

Le soutien tardif de Trump revêt ainsi une importance particulière pour le chef du «gouvernement israélien», qui avait fait de sa proximité avec le président républicain un argument central de sa campagne. Lors de précédentes élections, Trump avait déjà soutenu Netanyahu et, en novembre, avait même adressé une lettre au  président israélien» Isaac Herzog pour lui demander de gracier le «Premier ministre», poursuivi dans des affaires de corruption.

Pourtant, ces derniers mois, le président américain s’était montré beaucoup plus réservé. Dans une interview accordée au magazine Time et publiée ce mois-ci, il avait déclaré ne plus vouloir s’impliquer dans la politique, alors même qu’il continuait à soutenir des candidats lors d’élections à l’étranger.

Il avait notamment apporté son appui au Premier ministre hongrois Viktor Orbán, qui a échoué dans sa tentative d’obtenir un cinquième mandat, ainsi qu’à la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, au président polonais Karol Nawrocki et à plusieurs dirigeants latino-américains.

Reste à savoir si ce soutien explicite, intervenu à quelques jours du scrutin «israélien» du 27 octobre, permettra à Netanyahu de consolider sa position électorale, alors que les résultats de la guerre contre l’Iran et les divergences avec Washington alimentent les critiques à son encontre.

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