Élections de la «Knesset»: Aucun bloc n’obtient la majorité, les partis arabes au cœur des tractations politiques
Par AlAhed avec sites web
Les premières estimations des résultats des élections à la «Knesset» révèlent un paysage politique fragmenté, sans majorité claire pour aucun des deux principaux blocs. Avec 17 à 18 sièges attendus, les partis arabes pourraient jouer un rôle déterminant dans la formation du prochain «gouvernement».
Les bureaux de vote ont fermé mardi à 22 heures, heure locale, les électeurs déjà présents étant autorisés à terminer leur vote. Selon les données rapportées par les médias, le taux de participation a atteint 74,3 % à 20 heures, avant de s’établir à environ 77,7 % à la clôture du scrutin.
Des projections divergentes, sans majorité évidente
Après le dépouillement d’environ 48,8 % des suffrages, le bloc du changement dirigé par Gadi Eisenkot obtiendrait entre 50 sièges, contre environ 55 pour le bloc soutenant Benjamin Netanyahou. Les partis arabes recueilleraient entre 17 et 18 sièges.
Le Likoud en tête, mais Netanyahu fragilisé
Les premières projections placent le «Likoud», dirigé par Benjamin Netanyahu, en tête des partis, devant la formation conduite par Gadi Eisenkot. Cette avance ne garantit toutefois pas au «Premier ministre» sortant la possibilité de former un «gouvernement».
Sur les 120 sièges de la «Knesset», 61 sont nécessaires pour obtenir une majorité. Or, selon les estimations des principales chaînes, aucun des deux blocs ne semble en mesure d’atteindre seul ce seuil.
Le recul du camp de Netanyahou complique ainsi ses perspectives de reconduction, tandis que l’opposition doit encore réunir les soutiens nécessaires pour constituer une majorité parlementaire.
Les partis arabes, arbitres potentiels du scrutin
Avec 17 à 18 sièges estimés, les partis arabes pourraient peser de manière décisive sur les négociations politiques à venir. Leur soutien pourrait contribuer à permettre au bloc opposé à Netanyahou de réunir une majorité, à condition que les divergences entre les formations soient surmontées.
Plusieurs partis de l’opposition ont toutefois exprimé des réserves quant à une participation des formations arabes à une coalition gouvernementale. Les discussions pourraient donc porter sur différentes formules, allant de la participation à un gouvernement à un soutien parlementaire extérieur.
La capacité des partis arabes à peser sur la formation du prochain exécutif dépendra ainsi des résultats définitifs et des alliances que les différentes formations accepteront de nouer.
Eisenkot et Netanyahu revendiquent la formation du gouvernement
À la lumière des premières estimations, Gadi Eisenkot pourrait chercher à obtenir du «président» Isaac Herzog le mandat de former le prochain «gouvernement». Mais le Likoud étant donné comme le premier parti dans plusieurs projections, Benyamin Netanyahou pourrait lui aussi revendiquer cette possibilité.
Selon la chaîne 12, les premières estimations laissaient envisager qu’Herzog pourrait confier cette mission à Eisenkot. Des sources au sein de la présidence ont toutefois indiqué que le «président» attendrait les résultats officiels avant d’examiner la question.
Du côté de l’opposition, plusieurs responsables ont salué les projections favorables. Yair Golan, chef du parti des «Démocrates», a déclaré : «Netanyahou est tombé et nous formerons un nouveau gouvernement.»
Eisenkot a, pour sa part, affirmé vouloir agir rapidement pour «réaliser la volonté du peuple», remplacer le «gouvernement» de Netanyahou et former un «gouvernement national-sioniste».
Yaïr Lapid a également estimé que Netanyahu avait subi une lourde défaite. Gideon Sa'ar a cependant appelé à la prudence, jugeant prématurées les célébrations de la gauche et soulignant que le «Likoud» semblait rester le premier parti.
Une bataille politique loin d’être tranchée
Les premières projections font apparaître un rapport de forces incertain : le «Likoud» conserve une position importante parmi les partis, mais le bloc de Netanyahou ne dispose pas d’une majorité assurée selon les principales estimations. De son côté, l’opposition semble mieux placée en nombre de sièges, sans disposer pour autant d’une voie évidente vers la formation d’un «gouvernement».
Dans ce contexte, les partis arabes pourraient devenir des acteurs incontournables des tractations. Toutefois, la composition du prochain «gouvernement» dépendra non seulement des résultats définitifs, mais aussi de la capacité des différentes formations à conclure des accords politiques.
Comments
