«Israël» a arrêté plus de 600 Palestiniens en Cisjordanie et à Al-Qods occupées en octobre
Par AlAhed avec sites web
Les autorités d’occupation «israéliennes» ont intensifié leurs opérations d’arrestation et leurs incursions en Cisjordanie et à Al-Qods occupées au cours du mois d’octobre, procédant à plus de 600 arrestations, dont celles de 14 femmes et jeunes filles et de 42 mineurs, selon le Centre palestinien d’études des prisonniers.
Dans un communiqué, le Centre a précisé que ces campagnes d’arrestations massives s’étaient accompagnées d’interrogatoires sur le terrain et de violences physiques. Les forces d’occupation ont notamment retenu des Palestiniens dans des maisons transformées en centres d’interrogatoire. La majorité des personnes arrêtées ont été relâchées après avoir été interrogées et menacées de ne pas prendre part à des activités qualifiées d’«incitatrices», ni de publier certains contenus sur les réseaux sociaux.
14 femmes et plus de 42 mineurs arrêtés
Le Centre a recensé plus de 42 arrestations de mineurs au cours du mois d’octobre. Il a notamment signalé le maintien en détention de Nidaa Awda, âgée de 17 ans et originaire de Tubas, alors que plus de dix mois se sont écoulés depuis son arrestation. Depuis le 7 octobre 2023, plus de 2 000 enfants palestiniens auraient été arrêtés.
S’agissant des femmes, 14 arrestations ont été enregistrées en octobre. Parmi les personnes interpellées figurent Randa Abu Ziad, directrice d’un lycée de filles à Al-Eizariya, l’activiste politique Samar Hamad, originaire de Ramallah, ainsi que les journalistes Rajea Jabr, de Jénine, et Marah Mohammed Awad, d’al-Khalil (Hébron).
Les forces d’occupation ont également arrêté de nouveau deux anciennes détenues récemment libérées, Chourouq Al-Badan, de Beit Lahem (Bethléem), et Nuhail Abu Aisha, d’Hébron. Khawla Ma’tan, de Ramallah, et Alia Sawafteh, de Naplouse, ont aussi été interpellées.
Parmi les autres personnes arrêtées figurent Saïda Bani Odeh, mère de quatre enfants et originaire de Tubas, dont l’arrestation viserait à faire pression sur son mari pour qu’il se rende, l’étudiante universitaire Ibaa Salah Shreida, de Naplouse, ainsi que les deux sœurs Soha et Iman Qaher Sa’abneh, du village de Fahma, dans le gouvernorat de Jénine.
À Al-Qods occupée, les services de renseignement de l’occupation ont convoqué Montaha Imara, gardienne de la mosquée Al-Aqsa, et lui ont notifié une nouvelle décision lui interdisant l’accès à la mosquée.
Plus de 580 décisions de détention administrative
Les tribunaux de l’occupation ont prononcé plus de 580 décisions de détention administrative en octobre, qu’il s’agisse de nouvelles mesures ou de renouvellements de détention pour des périodes supplémentaires, sans inculpation claire ni présentation de preuves aux détenus.
Selon le Centre, ces décisions ont également visé des mineurs et des femmes. L’activiste Samar Hamad a ainsi été placée en détention administrative quelques jours après son arrestation, tandis que la détention de la mineure Hanaa Hamad, originaire d’al-Khalil (Hébron), a été renouvelée pour la cinquième fois.
Des condamnations allant de 12 ans à la perpétuité
Au cours du même mois, les tribunaux de l’occupation ont prononcé plusieurs lourdes condamnations contre des prisonniers palestiniens, allant de longues peines de prison à la réclusion à perpétuité.
Le prisonnier Nazmi Abu Bakr, originaire de Jénine, a été condamné à la perpétuité après six années de détention. Il a également été contraint de verser 4,5 millions de «shekels» de dédommagements.
Mohamed Walid Turkman, également originaire de Jénine, a écopé de 45 ans de prison, tandis que Mohamed Jabr Khudair, de Naplouse, a été condamné à 25 ans. Le prisonnier de Jérusalem Fadi Abu Ghreib a, quant à lui, été condamné à 12 ans de prison.
Les tribunaux ont également prononcé des peines de 13 ans et demi contre Omar Nidal Barghouti et Mohannad Najeeb Al-Rifai, tous deux originaires de Ramallah.
24 détenus de Gaza libérés en octobre
Concernant les détenus de la bande de Gaza, le Centre a fait état de la libération de 24 Palestiniens en octobre, après des périodes de détention de durées variables. Selon l’organisation, ces détenus ont subi différentes formes de torture et de mauvais traitements dans les prisons de l’occupation.
Plusieurs d’entre eux ont été transférés à l’hôpital à leur libération, en raison de la dégradation de leur état de santé, imputée aux conditions de détention particulièrement dures et à la politique de famine.
Parmi les personnes libérées figure un prisonnier dont la famille était sans nouvelles depuis trois ans et qu’elle croyait mort depuis le début de la guerre.
Par ailleurs, les forces d’occupation ont arrêté Amal Ghazi Al-Rifi, âgée de 60 ans, et sa fille Yasmin Rifaat Al-Rifi, 33 ans, au poste-frontière de Rafah, alors qu’elles regagnaient la bande de Gaza après un traitement médical en Égypte. Leur détention a été prolongée d’un mois pour les besoins de l’enquête. Un autre jeune Palestinien, Ahmed Kamal Al-Sha’ar, a également été arrêté à son retour dans la bande de Gaza.
Selon des organisations palestiniennes de défense des droits de l’homme, plus de 9 400 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons de l’occupation, parmi lesquels 92 femmes et plus de 370 enfants. Ils seraient exposés à la torture, à la privation de nourriture et à la négligence médicale, des pratiques qui auraient entraîné la mort de dizaines de prisonniers.
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