Gaza : 70 000 tentes inondées en 12 heures, plus de 400 000 déplacés exposés aux intempéries
Par AlAhed avec sites web
La première dépression météorologique a provoqué l’inondation de dizaines de milliers d’abris et l’effondrement de murs, tandis que des bâtiments fragilisés par les bombardements menacent de s’écrouler. Les pertes matérielles directes sont estimées à 3 millions de dollars.
Le Bureau médiatique gouvernemental de Gaza a annoncé que les douze premières heures de la dépression météorologique avaient entraîné l’inondation de 70 000 tentes, abritant des dizaines de milliers de Palestiniens déplacés dans les différentes régions de la bande de Gaza.
Il a également signalé l’effondrement de dizaines de murs, faisant plusieurs blessés, dont certains grièvement. Le Bureau a en outre alerté sur le risque d’effondrement de dizaines de bâtiments fissurés et fragilisés, déjà endommagés par les bombardements durant les trois années de guerre génocidaire menée contre l’enclave.
Selon les premières estimations, les pertes matérielles directes provoquées par ce premier épisode météorologique atteignent environ 3 millions de dollars.
Le Bureau médiatique a tenu l’occupation «israélienne» pour pleinement responsable de ces conséquences, dénonçant la fermeture persistante des points de passage et l’interdiction d’acheminer les matériaux nécessaires à l’hébergement et à la reconstruction, alors que la population en a un besoin urgent. Il a appelé la communauté internationale et les organisations onusiennes et internationales à intervenir immédiatement pour protéger les déplacés et leur fournir les moyens indispensables à leur survie.
Cette catastrophe survient dans un contexte humanitaire déjà dramatique. Des dizaines de milliers de Palestiniens, dont les habitations ont été détruites par les forces d’occupation durant la guerre, sont contraints de vivre dans des abris de fortune faits de nylon et de tissus légers, qui ne les protègent ni de la pluie ni du vent ni du froid.
Le nombre de tentes accueillant les familles déplacées dans les différentes provinces de la bande de Gaza est estimé à 270 000. Plus de 400 000 déplacés vivent dans des zones particulièrement exposées aux risques d’inondation et à l’accumulation des eaux de pluie, ou à proximité du littoral, ce qui accentue leur vulnérabilité face aux dépressions météorologiques et aux tempêtes hivernales.
La pénurie de carburant et l’absence de moyens de chauffage aggravent encore leur détresse. De nombreuses familles ne peuvent assurer le chauffage de leurs enfants et des personnes âgées, alors que les températures chutent durant la nuit et que les eaux de pluie s’infiltrent dans leurs abris précaires.
