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Gaza: Le sport frappé de plein fouet par la guerre, plus de 1 000 martyrs

Gaza: Le sport  frappé de plein fouet par la guerre, plus de 1 000 martyrs
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Par AlAhed avec sites web

Le mouvement sportif palestinien dans la bande de Gaza a payé un lourd tribut à la guerre génocidaire menée par l’occupation «israélienne» depuis le 7 octobre 2023. Joueurs, entraîneurs, arbitres, dirigeants, jeunes et scouts figurent parmi les victimes, tandis que les stades et les infrastructures sportives ont été détruits ou transformés en refuges pour les familles déplacées par les bombardements.

Selon Moustafa Siam, secrétaire général de l’Union palestinienne des médias sportifs, 1 014 membres du mouvement sportif, de la jeunesse et du scoutisme ont été tués en martyrs durant la guerre. Parmi eux, plus de 560 joueurs, arbitres, entraîneurs et dirigeants affiliés à la Fédération palestinienne de football. Parallèlement, plus de 265 installations sportives ont été totalement ou partiellement détruites.

Ce bilan témoigne de l’ampleur des pertes humaines et matérielles subies par le sport palestinien. Privé de nombreux cadres, de jeunes talents et d’infrastructures essentielles, le secteur tente aujourd’hui de renouer avec ses activités malgré des moyens dérisoires et des destructions massives.

Des figures sportives parmi les victimes

Dans un entretien accordé à l’agence Anadolu, Moustafa Siam a décrit les dégâts considérables infligés au mouvement sportif depuis le début de la guerre, en octobre 2023. Les destructions ont touché les institutions et les infrastructures officielles, notamment les sièges du Conseil supérieur de la jeunesse et des sports, du Comité olympique palestinien et de la Fédération palestinienne de football, ainsi que de nombreux clubs, académies et fédérations.

Le bilan humain est tout aussi lourd. Plusieurs joueurs des équipes nationales et des figures emblématiques du football palestinien ont été tués, parmi lesquels l’international Souleiman Al-Obeid, mort sous les tirs de l’occupation alors qu’il tentait d’obtenir de la nourriture, et Hani Al-Masdar, entraîneur de l’équipe olympique, tué lors d’un bombardement «israélien».

La disparition de ces sportifs constitue une perte majeure pour leurs familles, leurs clubs et l’ensemble du mouvement sportif palestinien. Elle prive également les différentes disciplines de compétences et de talents indispensables à leur développement, ainsi qu’à la représentation de la Palestine dans les compétitions nationales et internationales.

Au-delà du deuil immédiat, ces pertes risquent de peser durablement sur l’avenir du sport à Gaza. La formation de nouvelles générations de joueurs, d’entraîneurs et d’arbitres se heurte désormais à la disparition de nombreux professionnels et à l’effondrement des structures nécessaires à leur encadrement.

Plus de 265 installations sportives détruites

Les infrastructures sportives n’ont pas été épargnées. D’après les chiffres communiqués par Siam, plus de 265 installations ont été totalement ou partiellement détruites, parmi lesquelles des stades, des complexes sportifs et des sièges administratifs.

Ces destructions ont considérablement réduit les espaces consacrés à la pratique sportive, paralysé les activités des clubs et des fédérations et privé des milliers de jeunes et d’enfants de lieux d’entraînement et de compétition.

Le stade Al-Yarmouk, l’un des plus anciens de la bande de Gaza, illustre cette réalité. Au lieu d’accueillir des rencontres sportives, il a été transformé en centre d’hébergement pour les familles ayant perdu leur logement sous les bombardements. Face à l’ampleur des destructions et des déplacements forcés, la recherche d’un abri est devenue une priorité vitale.

Entre les ruines, la volonté de reprendre

Pourtant, malgré les pertes et les ruines, les acteurs du sport palestinien poursuivent leurs efforts pour reprendre les activités et préserver le droit des enfants et des jeunes à pratiquer leur discipline. À Gaza, faire revivre le sport ne consiste pas seulement à rétablir les compétitions : c’est aussi préserver une mémoire collective, renouer avec la vie et maintenir la présence palestinienne sur les terrains.

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