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Gaza: Près de 50 000 femmes et filles tuées ou gravement blessées en trois ans de guerre «israélienne»

Gaza: Près de 50 000 femmes et filles tuées ou gravement blessées en trois ans de guerre «israélienne»
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Par AlAhed avec sites web

Selon ONU Femmes, plus de 38 000 femmes et filles ont été tuées et 11 700 autres gravement blessées depuis octobre 2023. Les déplacements forcés, l’insécurité alimentaire et la réduction des moyens des organisations humanitaires aggravent encore leurs conditions de vie.

À l’approche de la Journée internationale de la fille, célébrée le 11 octobre, ONU Femmes dresse un bilan alarmant de la situation des Palestiniennes dans la bande de Gaza. Près de 50 000 femmes et filles ont été tuées ou gravement blessées en trois ans de guerre génocidaire «israélienne», tandis que près d’un million ont été contraintes de quitter leur foyer. Parallèlement, environ un quart des ménages sont désormais dirigés par des femmes, qui assument seules la responsabilité de subvenir aux besoins de leur famille.

Dans une fiche d’information, l’organisation souligne que les conséquences de la guerre se poursuivent malgré l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025. Les pertes humaines continuent, tandis que la précarité alimentaire, le manque d’abris et l’affaiblissement des structures d’aide aggravent les difficultés rencontrées par les femmes et les filles.

Une femme ou une fille sur 21 touchée

Selon les estimations d’ONU Femmes, plus de 38 000 femmes et filles ont été tuées et 11 700 autres gravement blessées depuis octobre 2023. Cela signifie qu’environ une femme ou une fille sur 21 dans la bande de Gaza a perdu la vie ou subi des blessures graves susceptibles d’entraîner un handicap permanent.

Les conséquences dépassent les pertes humaines immédiates. Les besoins en soins médicaux et en réadaptation augmentent alors que les infrastructures sanitaires et les services essentiels ont été lourdement endommagés.

L’entrée en vigueur du cessez-le-feu n’a pas mis fin aux pertes parmi les femmes et les filles. Le document fait état de 277 femmes et filles tuées au cours de l’année écoulée, témoignant de la persistance des dangers auxquels elles restent exposées.

Près d’un million de femmes et de filles déplacées

Depuis le début de la guerre, plus de 150 ordres d’évacuation et de déplacement ont été émis dans la bande de Gaza par les forces d’occupation «israéliennes», selon le rapport. Près d’un million de femmes et de filles ont ainsi été contraintes de quitter leur domicile, soit la quasi-totalité de la population féminine de l’enclave.

Nombre d’entre elles vivent dans des tentes ou au milieu des décombres, dans des conditions marquées par le manque d’intimité, l’insuffisance des équipements essentiels et la précarité des abris. Elles doivent souvent prendre en charge les enfants, les personnes malades, les blessés et les personnes âgées, tout en assurant les tâches domestiques avec des ressources limitées.

La santé reproductive est également gravement affectée. Selon le document, environ 4 000 fausses couches spontanées ont été enregistrées au cours des six premiers mois de 2026, soit trois fois plus qu’au second semestre de 2025. Des femmes sont par ailleurs contraintes d’accoucher dans des conditions sanitaires dangereuses.

Un foyer sur quatre dirigé par une femme

La guerre a profondément bouleversé les structures familiales et les moyens de subsistance à Gaza. D’après les données citées dans le rapport, environ 86 290 ménages sont désormais dirigés par des femmes, soit près d’un foyer sur quatre, contre un sur neuf avant octobre 2023.

Pour nombre d’entre elles, la perte d’un mari ou d’autres proches s’accompagne de la responsabilité de subvenir seules aux besoins des survivants et de protéger leur famille. La destruction des logements, la disparition des revenus et les difficultés d’accès à la nourriture et aux services essentiels rendent cette tâche particulièrement difficile.

La crise alimentaire menace également les femmes et les filles. Selon les projections citées par ONU Femmes, près de 702 000 d’entre elles pourraient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë de niveau «crise» ou pire, entre juillet et décembre 2026, selon le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC).

Des besoins croissants, des capacités d’aide réduites

Les organisations féministes et humanitaires qui interviennent à Gaza et en Cisjordanie occupée peinent elles aussi à répondre à l’ampleur des besoins. Dans une enquête menée par ONU Femmes auprès de 14 organisations, 13 ont signalé une augmentation desbesoins des femmes et des filles depuis 2025.

Pourtant, 13 organisations ont indiqué ne pas disposer des capacités nécessaires pour répondre à cette demande. Près des deux tiers ont déclaré avoir dû, faute de financement, inscrire des femmes et des filles sur des listes d’attente ou refuser certaines demandes d’assistance.

 

 

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