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Iran: Le chef de la sécurité refuse toute sortie du pays de l’uranium enrichi

Iran: Le chef de la sécurité refuse toute sortie du pays de l’uranium enrichi
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Par AlAhed avec agences

Le chef de la plus haute instance sécuritaire de l’Iran a déclaré mardi que Téhéran n’autoriserait aucune sortie d’uranium enrichi du territoire, selon la télévision d’État.

«Pas même une infime quantité de matières nucléaires enrichies ne quittera l’Iran. Elles constituent un atout majeur et une richesse nationale pour le peuple iranien», a affirmé le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaï, lors d’une rencontre à Téhéran avec le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir.

Le nucléaire, et en particulier la question du devenir des stocks iraniens d’uranium hautement enrichi, est un sujet majeur de désaccord entre l’Iran et les États-Unis: Washington a demandé au printemps qu’ils quittent le territoire iranien, Téhéran assurant lui que la seule solution était de diluer les stocks sur son sol.

«Il n’y aura aucune négociation tant que les États-Unis n’auront pas pris de mesures pour instaurer la confiance, un processus qui doit commencer par le respect des conditions posées par l’Iran», a ajouté le général Rezaï.

Pour sa part, le maréchal Asim Munir a déclaré que le différend frontalier entre l’Iran et le Pakistan avait été réglé.

«Nous déclarons clairement que le problème à la frontière entre l’Iran et le Pakistan a été résolu et que la frontière est ouverte depuis ce mardi matin», a-t-il affirmé.

Le commandant en chef de l’armée pakistanaise a salué la résilience des forces armées iraniennes pendant les quarante jours de l’agression américano-«israélienne», soulignant l’importance de la coopération régionale entre les deux pays, hors de toute ingérence de puissances étrangères.

Selon certaines informations, Washington aurait exigé, dans sa dernière proposition, le transfert du stock d’uranium enrichi de l’Iran.

Téhéran a constamment rejeté cette idée, réaffirmant son droit à la technologie nucléaire à des fins pacifiques au titre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

Une confiance à gagner

Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a lui aussi rappelé la position iranienne au chef militaire pakistanais, Asim Munir, présent à Téhéran dans le cadre d’une nouvelle tentative de médiation visant à parvenir à un accord de paix entre la République islamique et les États-Unis.

«Nous n’avons rien de nouveau à dire. Les États-Unis ne pourront gagner la confiance de l’Iran que s’ils remplissent» les conditions iraniennes, a déclaré M. Qalibaf.

La guerre déclenchée le 28 février par des frappes américano-«israéliennes» contre l’Iran a considérablement compliqué les efforts diplomatiques.

En juin 2025, l’Iran participait à des négociations indirectes avec les États-Unis afin de dissiper les malentendus au sujet de son programme nucléaire pacifique, lorsqu’il a fait l’objet d’agressions non provoquées de la part des États-Unis et d’«Israël».

Un cessez-le-feu fragile et le mémorandum d’entente d’Islamabad n’ont pas permis, à ce jour, de parvenir à un accord durable.

Le Pakistan s’est présenté comme médiateur dans ce conflit ; il a accueilli des négociations indirectes et entretient des relations étroites aussi bien avec Téhéran qu’avec Washington.

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