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«Nous avons de nouvelles cibles»: L’Iran menace de cibler les câbles Internet sous-marins dans le détroit d’Ormuz

«Nous avons de nouvelles cibles»: L’Iran menace de cibler les câbles Internet sous-marins dans le détroit d’Ormuz
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Par AlAhed avec sites web

Pour la deuxième fois en quelques heures, l’Iran a menacé de frapper des infrastructures technologiques liées aux États-Unis dans la région, en cas de reprise des attaques contre le territoire iranien. Cette fois, la menace vise notamment les câbles Internet sous-marins qui traversent le détroit d’Ormuz.

Un porte-parole du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a lancé un avertissement implicite concernant ces infrastructures stratégiques. Il a souligné que sept câbles majeurs traversaient le détroit, assurant une partie du trafic Internet mondial et des échanges de données commerciales.

«L’Amérique sait qu’il existe de nouvelles cibles», a-t-il déclaré, soulignant l’importance stratégique de ces câbles et les conséquences qu’une éventuelle frappe pourrait avoir sur les communications internationales et les flux mondiaux de données.

Un avertissement déjà formulé

Cette menace fait suite à de précédentes déclarations iraniennes évoquant la possibilité de prendre pour cible des câbles Internet, des centres de données et des installations d’intelligence artificielle liés aux États-Unis dans la région, en cas de nouvelle agression.

Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, le général Mohsen Rezai, avait affirmé, lors d’un entretien accordé à la chaîne Press TV, que les États-Unis avaient déployé des actifs technologiques de grande valeur en Asie de l’Ouest, notamment des centres de données et des installations d’intelligence artificielle.

«Nous n’avons pas encore intégré ces actifs à notre liste de cibles. Mais si la guerre éclate, de nombreux câbles, centres de données, installations d’intelligence artificielle et bien d’autres sites seront détruits», avait-il averti.

Visite d’Asim Munir à Téhéran

Ces menaces interviennent alors que les négociations entre Washington et Téhéran restent dans l’impasse. Dans ce contexte, le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, se rend ce mardi à Téhéran pour s’entretenir avec des responsables iraniens, dans le cadre des efforts déployés par Islamabad pour relancer la médiation entre les deux parties.

L’agence iranienne Tasnim rapporte que les discussions porteront sur le rôle du Pakistan dans la médiation entre l’Iran et les États-Unis, ainsi que sur la coopération bilatérale, les questions d’intérêt commun et les développements régionaux. Aucun détail supplémentaire n’a toutefois été communiqué sur l’état d’avancement de cette médiation.

Cette visite intervient alors que Téhéran continue de défendre une proposition déjà transmise à Washington par l’intermédiaire des médiateurs, prévoyant la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours.

Le président américain Donald Trump a, pour sa part, affirmé avoir rejeté cette proposition, déclarant ne plus être intéressé par cette question, après que les forces américaines eurent, selon ses propres termes, assuré la sécurité de la navigation et du trafic maritime dans ce passage stratégique.

Malgré ce rejet public de Washington, les médiateurs poursuivent leurs efforts pour rapprocher les positions des deux parties et parvenir à un accord susceptible de mettre fin au conflit déclenché le 28 février dernier, qui a provoqué de graves perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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